Article écrit par
Julie Dachez
Docteure en psychologie sociale, autrice, vulgarisatrice scientifique et conférencière. Depuis plus de dix ans, je travaille sur l'autisme à l'âge adulte, un sujet au cœur de mon engagement professionnel, que j'aborde sous l'angle du vécu, de la recherche et des enjeux sociaux.
Le masking autistique, c'est être en mode actor studio pour performer la neurotypie du matin au soir (sans le salaire qui va avec). Surveiller chaque geste. Répéter mentalement ce qu'on va dire avant de le dire. Imiter les expressions du visage de quelqu'un qu'on a observé. Forcer un contact visuel qui fait mal. Et recommencer. Chaque jour. Dans chaque interaction.
Le masking, ou camouflage social, est selon moi l'une des réalités les plus invisibilisées de l'autisme à l'âge adulte. Il est aussi l'une des plus lourdes à porter.
Et pourtant, c'est souvent précisément parce qu'une personne masque bien qu'elle n'obtient pas de diagnostic. Qu'on lui dit qu'elle "ne fait pas autiste". Qu'elle finit par se demander si elle ne s'invente pas tout ça.
En bref
Cet article fait partie d'un ensemble de ressources sur l'autisme à l'âge adulte. Pour aller plus loin : toutes mes formations sur l'autisme →
Le terme de masking, aussi appelé camouflage social ou camouflaging dans la littérature anglophone, désigne l'ensemble des stratégies comportementales qu'une personne autiste déploie pour dissimuler ses traits autistiques et paraître neurotypique dans ses interactions sociales.
Ce n'est pas de la tromperie. Ce n'est pas de la manipulation. C'est une réponse adaptative à un monde qui envoie, depuis l'enfance, un message très clair : ta façon d'être n'est pas acceptable ici.
Lorna Wing évoque dès 1981 l'idée que certaines filles autistes passent inaperçues. Mais la recherche empirique sur le camouflage ne démarre vraiment qu'au milieu des années 2010, avec l'étude qualitative de Laura Hull et de son équipe en 2017. En 2019, cette même équipe valide le CAT-Q (Camouflaging Autistic Traits Questionnaire), premier outil standardisé pour mesurer le camouflage chez les adultes autistes. Ils y distinguent trois composantes :
La compensation
Utiliser des stratégies apprises pour compenser les difficultés sociales : phrases scriptées, imitation des manières et gestes des autres, observation minutieuse des codes sociaux pour les reproduire. C'est l'apprentissage conscient du "comment on est censé faire".
Le masking au sens strict
Surveiller et contrôler en permanence ses propres comportements pour présenter une persona non-autistique : forcer le contact visuel, supprimer les stims, moduler sa voix, gérer ses expressions faciales. Une surveillance de soi constante, épuisante, souvent automatisée à force de pratique.
L'assimilation
Se forcer à participer aux interactions sociales même quand c'est inconfortable, performer la socialité attendue, se fondre dans un groupe sans en ressentir l'aisance. Faire semblant de ne pas être gêné·e quand on l'est profondément.
Le masking ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine. Ce n'est pas forcément quelqu'un qui "joue un rôle" de façon consciente et délibérée. Souvent, c'est tellement automatisé que la personne elle-même ne sait plus qui elle est vraiment.
Une recherche menée par Nel et al. (2025) a permis d'identifier six stratégies de camouflage :
Comme vous pouvez le voir, elles ne sont pas toutes du même ordre : les trois premières sont des techniques de dissimulation à proprement parler, les trois dernières sont plutôt des stratégies « autour » (s'appuyer sur les autres, gérer son énergie, contrôler son environnement). Toutes ont un point commun : elles épuisent. Pour comprendre en détail les conséquences du masking au quotidien, je leur consacre un article dédié.
💡 À noter : Tout le monde pratique un certain degré d'adaptation sociale. Ce qui distingue le masking autistique, c'est son intensité, son coût énergétique, et son caractère souvent involontaire. Ce n'est pas "juste être poli", c'est une surveillance de soi permanente qui peut durer des heures chaque jour.
La question mérite qu'on s'y attarde.
Les recherches de Cage et Troxell-Whitman (2019) identifient plusieurs raisons principales pour lesquelles les personnes autistes masquent :
🔍
Se fondre, passer inaperçu·e
La raison la plus citée : ne pas détonner dans un monde neurotypique.
🛡️
Éviter le harcèlement et les violences
Se protéger des moqueries, de l'intimidation et des violences, qui augmentent quand on est identifié·e comme autiste.
🤝
Nouer et entretenir des relations
Camoufler pour faciliter les interactions et se faire des amis (raisons « relationnelles »).
💼
Tenir dans les contextes formels
Travail, études, démarches administratives (raisons « conventionnelles ») ; les femmes autistes camouflent davantage pour des raisons conventionnelles.
Le masking n'apparaît pas dans un vide. Il naît dans un contexte fait de messages répétés depuis l'enfance : tes réactions sont excessives, tes centres d'intérêt sont bizarres, tu regardes de la mauvaise façon, tu parles trop ou pas assez, tu te tiens mal. À force d'être stigmatisées, rejetées, harcelées, les personnes autistes apprennent très tôt qu'être elles-mêmes entraîne de la violence.
Ce lien entre stigmatisation et masking est aujourd'hui mesuré. Dans une étude menée auprès de 223 adultes autistes, plus une personne perçoit de stigmatisation liée à l'autisme, plus elle camoufle (Perry, Mandy, Hull et Cage, 2022). Les auteur·rices y décrivent le camouflage comme une stratégie individuelle pour faire face à cette stigmatisation.
Amy Pearson et Kieran Rose (2021), dans la revue Autism in Adulthood, vont plus loin : pour elles et eux, le masking est une réponse attendue au récit déficitaire et à la stigmatisation qui entourent l'autisme, pas une simple série de stratégies sociales volontaires. Ce n'est pas un choix libre. C'est une question de survie.
"En tant que groupe marginalisé, les personnes autistes reçoivent sans cesse le message que leur façon d'être au monde est anormale, défaillante ou déficiente." (Pearson et Rose, 2021, traduit de l'anglais)
Je trouve ce cadre d'analyse très intéressant, car il nous rappelle le rôle (pour ne pas dire le poids) de l'environnement.
C'est là que ça devient cliniquement important.
Plusieurs études montrent que le camouflage prédit l'anxiété et la dépression au-delà des traits autistiques eux-mêmes (Hull et al., 2021). Autrement dit : à niveau de traits égal, plus une personne camoufle, moins elle va bien. L'effet vaut pour l'anxiété comme pour la dépression, même s'il est plus net pour l'anxiété.
Camouflage et santé mentale en chiffres
Parmi des adultes autistes, voici la part de celles et ceux qui vont mal, selon qu'ils camouflent peu ou beaucoup. Graphique élaboré en m'inspirant des résultats d'une étude portant sur 305 personnes (Hull et al., 2021).
Anxiété
Dépression
Anxiété sociale
Ces chiffres montrent une tendance, pas une fatalité.
Les conséquences concrètes du masking sur la santé mentale sont bien documentées :
Épuisement chronique : maintenir un masque en permanence consomme une quantité d'énergie cognitive considérable.
Perte d'identité : à force de performer une version de soi pour les autres, on finit par ne plus savoir qui on est vraiment, ce qui est très déstabilisant.
Dépression et anxiété : les études montrent un lien consistant entre masking élevé et troubles anxieux et dépressifs, chez les enfants comme chez les adultes. Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez lire l'article sur le masking et la dépression chez les autistes
Burn-out autistique : le camouflage est le facteur de risque au burn-out autistique qui revient le plus dans la littérature scientifique. Un burn-out dont on peut mettre des mois, voire des années, à se remettre.
Idéations suicidaires : plusieurs études, dont celles de Cassidy et collègues (2018), établissent un lien entre masking et risque suicidaire accru chez les adultes autistes.
Ce que ces données disent collectivement est fondamental : les personnes qui "s'en sortent bien en apparence" ne sont pas nécessairement celles qui vont bien. Elles sont parfois celles qui paient le prix le plus élevé, en silence.
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Découvrir la formation "Burn-out autistique" →Le masking n'est pas réparti de façon homogène selon le genre. Et cette inégalité a des conséquences énormes sur le diagnostic, sur l'accès aux soins, et sur la santé mentale des personnes concernées.
Les femmes et les personnes assignées femmes à la naissance maskent davantage. Non pas parce qu'elles sont "naturellement" meilleures pour s'adapter, mais parce que les normes de genre renforcent les comportements de masking : sourire, être agréable, s'effacer, s'adapter à l'autre. Ces attentes sociales s'appliquent à toutes les femmes, elles sont simplement redoublées pour les femmes autistes.
Résultat concret :
Les femmes autistes camouflent plus que les hommes autistes, surtout en masquant leurs traits et en se fondant dans le groupe. Or chez les personnes non-autistes, cet écart entre hommes et femmes disparaît : la sur-adaptation des femmes est donc propre à l'autisme, pas un simple trait « féminin » (Hull et al., 2019).
On diagnostique environ 3 hommes autistes pour 1 femme (Loomes et al., 2017). Le camouflage est l'une des causes : il fait partie de ce que la recherche appelle le « phénotype féminin » et rend l'autisme moins visible aux yeux des clinicien·nes (Allely, 2019 ; Hull et al., 2020).
Elles reçoivent souvent d'abord un diagnostic de dépression, d'anxiété, de trouble borderline ou de TCA, à la place d'un diagnostic d'autisme. Le masking masque l'autisme.
Plus une personne subit de discriminations au quotidien, plus elle camoufle. Les micro-agressions validistes, ces remarques et rejets répétés liés au handicap, augmentent le besoin de camoufler (Guan et al., 2026).
Ces inégalités ne sont pas des accidents. Elles sont le produit de critères diagnostiques construits à partir de l'observation quasi-exclusive de garçons, d'outils standardisés inadaptés aux profils féminins, et de représentations culturelles de l'autisme qui ne laissent pas de place aux femmes autistes.
Ce n'est pas un problème individuel. C'est un problème structurel de la recherche et de la médecine.
Pourquoi les femmes autistes restent-elles si longtemps sans diagnostic, comment le masking se manifeste-t-il et quelles en sont les conséquences ?
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Découvrir la formation "Autisme chez les femmes" →Le DSM-5 le reconnaît explicitement : les traits autistiques "peuvent être masqués par des stratégies apprises plus tard dans la vie", permettant un diagnostic même si les comportements autistiques sont efficacement camouflés. C'est une reconnaissance importante, mais qui reste insuffisante dans la pratique clinique.
Le problème concret : une personne qui masque bien passera souvent les grilles d'évaluation standardisées sans être identifiée comme autiste. Elle saura maintenir le contact visuel pendant l'entretien. Elle saura formuler ses difficultés de façon "acceptable". Elle aura appris à compenser ses lacunes sociales au point que personne ne les voit.
Et elle repartira sans diagnostic. Avec, parfois, un commentaire du style : "Vous n'avez pas l'air autiste. (Une femme à la fin d'une de mes conférences m'a expliqué qu'un psychiatre lui a affirmé : "Madame, vous maîtrisez la cuisson des pâtes, vous ne pouvez pas être autiste". Véridique.)"
Ce qui se passe ensuite est prévisible : des années supplémentaires d'errance. Des diagnostics incomplets voire eronnés (dépression, anxiété, trouble de la personnalité borderline). Et un masque qui devient encore plus lourd, parce que maintenant il porte aussi le poids de cette invalidation.
💡 Pour les professionnel·les : évaluer l'autisme chez quelqu'un qui masque demande une attention particulière à l'histoire développementale (comment cette personne fonctionnait-elle enfant ?), aux efforts que représente la "normalité" qu'on observe, et aux ressources qui s'épuisent en dehors des interactions observées. J'utilise toujours l'image de l'iceberg en expliquant qu'il est nécessaire d'observer la partie immergée de l'iceberg et de ne pas s'en tenir à ce que la personne donne à voir d'elle-même.
Les chiffres et les définitions ne disent pas tout. Ce que vivent les personnes qui maskent, ça ressemble à ça :
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"Le masking, c'est la langue des neurotypiques. Ce n'est pas une langue directe, c'est une langue automatique que nous, autistes, devons apprendre. Ça prend des années, et même là, ce n'est jamais parfait." (Femme autiste, 41 ans, Miller et al., 2021)
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"Ma vie, c'est masquer. Masquer, c'est ma vie." (Femme autiste, 35 ans, Miller et al., 2021)
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"La plupart du temps, je sens que je dois masquer quand je suis dans un lieu public. Quand il y a une foule écrasante, je me dis : 'j'ai tellement envie de courir', mais je ne peux pas, je ne peux pas flapper (battre des mains), parce que les gens vont forcément me fixer et penser : 'mais qu'est-ce qu'elle fait, cette fille, à courir et battre des mains ?'" (Adolescente autiste, Chapman et al., 2022)
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"Si je masque, j'ai plus de chances de décrocher le poste. Et c'est là que les problèmes commencent. Les attentes augmentent, et mon angoisse de ne pas être à la hauteur augmente avec elles." (Personne autiste sur un forum, Larochelle-Guy et al., 2025)
"Il suffit d'arrêter de masquer." n'est pas un conseil franchement pertinent ! Et si c'était si simple que ça, ça se saurait (un peu comme quand on conseille aux personnes dépressives de "se bouger").
Le démasquage, ou unmasking, ne s'improvise pas. Pour beaucoup de personnes, le masking est tellement automatisé depuis l'enfance qu'elles ne savent littéralement plus ce que serait leur comportement "naturel". Il y a un travail réel de reconnexion à soi à faire, et ce travail prend du temps, génère de l'inconfort, et ne peut pas se faire dans n'importe quel contexte.
Le démasquage ne signifie pas non plus abandonner toute forme d'adaptation sociale. Il s'agit plutôt de :
Identifier ses propres comportements de masking : souvent, la première étape est simplement de les nommer. De comprendre que ce qu'on croyait être "sa personnalité" était en réalité une adaptation. Si vos moyens financiers vous le permettent, un travail avec un ou une psy spécialisée dans l'autisme peut vous y aider.
Choisir des contextes sûrs pour démasquer progressivement : avec des proches de confiance, dans des espaces bienveillants, avec des personnes autistes.
Distinguer les adaptations choisies des adaptations subies : certaines formes d'adaptation sont fonctionnelles et non épuisantes. D'autres sont imposées et épuisantes. Le travail consiste à faire la différence.
Être accompagné·e : par un·e thérapeute formé·e à l'autisme adulte, par des pairs, par des communautés de personnes autistes. Le démasquage n'est pas un chemin solitaire.
Ne jamais forcer ni précipiter : le démasquage dans des contextes non sécurisants peut aggraver les risques (rejet, discrimination, perte d'emploi). C'est un processus qui se fait selon ses propres termes.
L'objectif est de réduire le coût du masking et d'élargir les espaces où on n'a pas à le faire.
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Le masking autistique (ou camouflage social) désigne l'ensemble des stratégies conscientes et inconscientes qu'une personne autiste utilise pour dissimuler ses traits autistiques et paraître neurotypique. Il comprend trois composantes : la compensation (imiter les comportements sociaux), le masking au sens strict (surveiller et contrôler ses propres comportements), et l'assimilation (se fondre dans les situations sociales malgré l'inconfort).
Les deux termes sont souvent utilisés de façon interchangeable. Dans la recherche, le "camouflage" désigne le phénomène global, tandis que le "masking" peut désigner plus spécifiquement l'une de ses trois composantes (surveillance et contrôle des comportements). Dans le langage courant, masking et camouflage social sont synonymes.
Les deux. Certaines personnes masquent de façon délibérée dans des situations spécifiques. D'autres, souvent celles diagnostiquées tardivement, ont automatisé leur masking à un point tel qu'il est devenu inconscient. Après un diagnostic, certaines personnes peuvent prendre conscience de leurs comportements de masking pour la première fois, et réaliser rétrospectivement toute l'énergie que ça a nécessité.
Les femmes autistes obtiennent en moyenne des scores de camouflage plus élevés que les hommes autistes (Hull et al., 2019). Une hypothèse fréquente l'explique par les normes de genre : sourire, s'adapter, s'effacer, être agréable, autant de comportements attendus des femmes qui recoupent les stratégies de masking. Cette piste reste toutefois discutée. Chez les personnes non-autistes, on n'observe aucune différence de camouflage entre hommes et femmes : le sur-camouflage féminin semble donc propre à l'autisme, et pas une simple affaire de socialisation. Ce qui est mieux établi, c'est la conséquence : le masking est l'une des principales raisons du diagnostic tardif des femmes, parce qu'il rend l'autisme moins visible aux yeux des évaluateurs (avec d'autres facteurs, comme des critères diagnostiques calibrés sur des garçons).
Oui. Le masking est l'un des principaux facteurs de risque au burn-out autistique. L'accumulation de l'effort cognitif et émotionnel lié au masking, sur des semaines, des mois ou des années, finit par épuiser complètement les ressources de la personne. Le burn-out autistique se caractérise par une fatigue intense, la perte de compétences, un retrait social, et une tolérance réduite aux stimuli. On peut mettre beaucoup de temps à s'en remettre.
Quelques signaux possibles : se sentir épuisé·e après les interactions sociales alors qu'elles semblaient se passer correctement ; avoir le sentiment d'être "en représentation" en permanence ; ne plus savoir comment on se comporterait "naturellement" ; se sentir différent·e en public et en privé ; avoir besoin de beaucoup de temps seul·e après chaque journée sociale. Le CAT-Q (Camouflaging Autistic Traits Questionnaire) est l'outil de mesure de référence, disponible en version auto-administrée.
Oui, fréquemment. Une personne qui masque bien peut ne pas "déclencher" les critères d'évaluation standardisés, notamment les outils d'observation directe comme l'ADOS, parce qu'elle a appris à présenter une version compensée d'elle-même. C'est pourquoi les professionnel·les formé·es à l'autisme adulte s'appuient sur l'histoire développementale et l'expérience subjective de la personne, pas uniquement sur ce qu'ils·elles observent en consultation (Allely, 2019).
Le démasquage complet n'est pas toujours possible ni souhaitable dans tous les contextes. L'objectif est plutôt de réduire le coût du masking : identifier ses propres comportements de masking, créer des espaces sûrs pour démasquer progressivement, et distinguer les adaptations choisies des adaptations subies. Un accompagnement par un·e thérapeute formé·e à l'autisme adulte, ou par des pairs autistes, est précieux dans ce processus.
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Allely, C. S. (2019). Understanding and recognising the female phenotype of autism spectrum disorder and the "camouflage" hypothesis: a systematic PRISMA review. Advances in Autism, 5(1), 14-37. https://doi.org/10.1108/AIA-09-2018-0036
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Cage, E., & Troxell-Whitman, Z. (2019). Understanding the Reasons, Contexts and Costs of Camouflaging for Autistic Adults. Journal of Autism and Developmental Disorders, 49(5), 1899-1911. https://doi.org/10.1007/s10803-018-03878-x
Cassidy, S., Bradley, L., Shaw, R., & Baron-Cohen, S. (2018). Risk markers for suicidality in autistic adults. Molecular Autism, 9, 42. https://doi.org/10.1186/s13229-018-0226-4
Chapman, L., Rose, K., Hull, L., & Mandy, W. (2022). "I want to fit in… but I don't want to change myself fundamentally": A qualitative exploration of the relationship between masking and mental health for autistic teenagers. Research in Autism Spectrum Disorders, 99, 102069. https://doi.org/10.1016/j.rasd.2022.102069
Guan, S., Takahashi, F., Wada, M., Takashina, H. N., Ueda, M., Kawashima, M., Kawaguchi, Y., Kato, T., Ogawa, S., Tsuchiya, K., & Oshima, F. (2026). Understanding autistic identity contingencies: The chain mediation effect of autism acceptance and loneliness in ableist microaggressions and social camouflage. Autism, 30(2), 466-483. https://doi.org/10.1177/13623613251389876
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Hull, L., Levy, L., Lai, M.-C., Petrides, K. V., Baron-Cohen, S., Allison, C., Smith, P., & Mandy, W. (2021). Is social camouflaging associated with anxiety and depression in autistic adults? Molecular Autism, 12, 13. https://doi.org/10.1186/s13229-021-00421-1
Larochelle-Guy, J., Martinez, I. L., & Dufour, M. (2025). Autistic people's perception of social camouflaging: qualitative analysis of a Web forum. Advances in Autism, 11(4), 253-265. https://doi.org/10.1108/AIA-04-2025-0032
Loomes, R., Hull, L., & Mandy, W. P. L. (2017). What Is the Male-to-Female Ratio in Autism Spectrum Disorder? A Systematic Review and Meta-Analysis. Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, 56(6), 466-474. https://doi.org/10.1016/j.jaac.2017.03.013
Miller, D., Rees, J., & Pearson, A. (2021). "Masking Is Life": Experiences of Masking in Autistic and Nonautistic Adults. Autism in Adulthood, 3(4), 330-338. https://doi.org/10.1089/aut.2020.0083
Pearson, A., & Rose, K. (2021). A Conceptual Analysis of Autistic Masking: Understanding the Narrative of Stigma and the Illusion of Choice. Autism in Adulthood, 3(1), 52-60. https://doi.org/10.1089/aut.2020.0043
Perry, E., Mandy, W., Hull, L., & Cage, E. (2022). Understanding Camouflaging as a Response to Autism-Related Stigma: A Social Identity Theory Approach. Journal of Autism and Developmental Disorders, 52(2), 800-810. https://doi.org/10.1007/s10803-021-04987-w